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Un incendiaire maladroit et un camionneur pas si mal en point sont deux des fraudeurs qui ont tenté sans succès de frauder la Société d’assurance publique, qui a publié aujourd’hui son palmarès annuel dans ce domaine.
Tous les sinistres suspects sont traités par la Section des enquêtes spéciales de la Société d’assurance publique. Les efforts de cette section spéciale ont permis aux titulaires de police d’assurance automobile du Manitoba d’épargner plus de 9 millions de dollars en paiements frauduleux. La section fait enquête sur plus de 3 000 demandes de règlement par année. Nous encourageons toute personne qui connaît quelqu’un qui commet une fraude à l’assurance à appeler la ligne INFO-CRIME de la Société d’assurance publique : 985-8477 ou 1-877-985-8477 (sans frais). Tous les appels sont anonymes.
N° 1 « Jouer avec le feu »
Un homme de Winnipeg a accepté d’incendier le véhicule d’une de ses connaissances, qui voulait que son vieux tacot soit déclaré perte totale afin de toucher l’assurance. L’incendiaire a acheté de l’essence, versant le liquide inflammable dans des contenants de lait de quatre litres vides.
Après avoir reçu les clés, « Jouer avec le feu » a conduit le véhicule jusqu’à un endroit isolé et y a mis le feu. Or, pendant qu’il commettait ce crime, l’incendiaire maladroit a renversé de l’essence sur lui-même par inadvertance, mettant ainsi le feu à ses vêtements. Il a souffert de brûlures au deuxième degré à la moitié de la partie supérieure de son corps et passé plusieurs jours à l’hôpital.
Pendant l’enquête sur la demande d’indemnisation pour vol d’auto, les enquêteurs ont reçu des renseignements qui les ont menés à l’incendiaire, qu’ils ont interrogé et dont les graves brûlures étaient encore très visibles. Accusé par la suite d’incendie criminel, l’homme a reconnu sa culpabilité et été condamné à un an de prison.
Le propriétaire du véhicule, qui a subséquemment retiré sa demande d’indemnisation pour vol de véhicule, a reçu une peine de 15 mois avec sursis après avoir reconnu sa culpabilité pour incendie criminel : biens propres.
N° 2 « Pas un vol automatique »
Face à des réparations de plus en plus coûteuses pour sa voiture vieillissante, le propriétaire du véhicule a pris des arrangements pour la faire voler. Il a altéré le système d’allumage, permettant au véhicule de démarrer pour le voleur, qui a été payé pour commettre ce crime.
En quittant le lieu du crime au volant du véhicule, le voleur est rentré dans un gros arbre avec la voiture. Il a admis plus tard qu’il ne savait pas conduire une manuelle et qu’il avait perdu la maîtrise du véhicule en changeant de vitesse.
Un appel anonyme à la ligne INFO-CRIME a allégué que le propriétaire du véhicule avait organisé le vol de son véhicule. L’enquête a confirmé que le système d’allumage avait été trafiqué.
Trouvé coupable de méfait public et de fraude de moins de 5 000 $, le propriétaire du véhicule a reçu une amende de 1 200 $ et l’ordre de verser 2 700 $ en dédommagement à la Société d’assurance publique.
N° 3 « Adresse inexistante »
Le véhicule de l’homme a été déclaré perte totale après une collision avec un chevreuil près de Thunder Bay. Le propriétaire du véhicule a donné une adresse à Winnipeg et dit qu’il y vivait dans un appartement avec sa femme, sa fille et sa sœur.
Le propriétaire du véhicule a confirmé qu’il travaillait à Thunder Bay, mais a insisté qu’il retournait à Winnipeg la fin de semaine, un trajet de neuf heures, 400 km, à l’aller comme au retour.
On a découvert pendant l’enquête que la femme de l’homme travaillait à Thunder Bay et que sa page FACEBOOK contenait de nombreuses photos et mentions de leur vie à Thunder Bay. Le gérant de l’immeuble d’appartements de Winnipeg n’avait pour sa part aucun document montrant que l’homme y habitait.
Compte tenu des renseignements fournis par la Section des enquêtes spéciales, la demande d’indemnisation pour perte totale, évaluée à 12 000 $, a été refusée pour le motif que l’homme était un résident permanent de Thunder Bay, en Ontario.
N° 4 « Chauffeur de taxi occupé »
Blessé dans un accident, le chauffeur de taxi a commencé à recevoir des paiements de remplacement du revenu. Pendant plusieurs mois après l’accident, il a insisté qu’il souffrait de douleur extrême et était incapable de retourner travailler.
Grâce à des renseignements obtenus par un enquêteur de la Section, une enquête a été ouverte. Les documents obtenus de la compagnie de taxi ont montré que le chauffeur avait effectué près de 150 quarts de travail de différentes durées, contrairement aux rapports d’activité fournis à la Société, dans lesquels il indiquait qu’il était à la maison, en convalescence.
Le chauffeur de taxi a été trouvé coupable de fraude de plus de 5 000 $ et reçu une amende de 1 000 $, de même que l’ordre de verser 8 500 $ en dédommagement à la Société d’assurance publique.
N° 5 « Pas si blessé »
Incapable de voir à cause de la neige projetée par une voiture qui dépassait sa semi-remorque, le camionneur est entré dans le fossé, accident dans lequel il a été blessé.
Incapable de travailler à cause de la collision, l’homme de Winnipeg a commencé à recevoir des paiements de remplacement du revenu de la Société d’assurance publique. Après plusieurs mois d’arrêt de travail, une enquête a été ouverte à cause de renseignements fournis à la Section.
Au cours des quelques mois qui ont suivi, on a observé et filmé l’homme conduisant divers camions à des chantiers de construction. Dans un cas particulier, on l’a vu enlever de lourdes bâches de son chargement d’asphalte chaud. On l’a aussi vu entrer et sortir de la cabine de divers camions sans manifester de signe de contraintes physiques.
Après avoir reconnu sa culpabilité pour fraude de plus de 5 000 $, l’homme a reçu une amende de 2 000 $ et l’ordre de verser près de 21 000 $ en dédommagement à la Société d’assurance publique.
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