Le
6 janvier 2006
Les
cinq principaux cas de fraude d’assurance automobile
en 2005
Dans ses efforts continus en vue de combattre la
fraude d’assurance,
la Société d’assurance publique du Manitoba
a publié une liste des cinq principaux cas de fraude d’assurance
automobile qui ont fait l’objet de poursuites judiciaires
en 2005. (Les noms des coupables ont été omis pour
ne pas embarrasser les membres de leurs familles.)
Au cours des trois
dernières années, les automobilistes
manitobains ont économisé près de 40 millions
de dollars grâce au travail de la Section des enquêtes
spéciales sur les fraudes de la Société d’assurance
publique du Manitoba. Le montant est fondé sur une estimation
des sommes recouvrées et des demandes d’indemnisation
refusées.
Le numéro de la ligne Info-Crime de la Société d’assurance
publique est le 985-8477.
Cas n° 1 — « Un vol d’auto
qui n’en était pas un »
Un homme
a prétendu que son véhicule avait été volé devant
sa résidence de Winnipeg lorsqu’il a laissé le
moteur tourner au ralenti pendant qu’il était à l’intérieur.
Mais a-t-il réellement été volé?
Après 30 jours, étant donné que le véhicule
n’avait pas été retrouvé, le propriétaire
a reçu un montant de règlement.
Peu de temps après, un expert en sinistres de la Société d’assurance
publique a été informé par la société Dr.
Hook Towing que cette dernière était en possession
du véhicule. En fait, l’expert en sinistres a pris
note que le véhicule avait été « retrouvé » par
une entreprise de remorquage presque 24 heures avant le vol
présumé.
Confronté à ces faits, l’homme a avoué qu’il
s’était disputé avec sa petite amie et que
cette dernière était partie avec la voiture et l’avait
abandonnée. Il avait fabriqué l’histoire du
vol pour la protéger.
L’homme s’est vu imposer une amende de 750 $
après avoir plaidé coupable du crime de fausse déclaration.
Il a également pris des dispositions pour rembourser le
montant complet de son règlement à la Société d’assurance
publique.
Cas n° 2 — « Un cas de bricolage
médiocre »
L’assuré a prétendu qu’il souffrait
de blessures des tissus mous après un accident à deux
véhicules et que ses blessures l’empêchaient
de travailler comme homme à tout faire.
Afin d’être admissible à des indemnités
de remplacement du revenu, l’homme a remis à son gestionnaire
de cas de la Société d’assurance publique des
copies de ses déclarations de revenus et des reçus
pour les travaux exécutés. Toutefois, un examen approfondi
a permis de découvrir que les déclarations de revenus
avaient été modifiées afin d’inclure
des prestations d’aide sociale et des indemnités d’accident
du travail dans les « revenus d’entreprise ».
De
plus, un des reçus soumis semblait avoir été contrefait.
Bien que l’assuré et son client aient discuté de
travaux possibles, le client a fini par exécuter les travaux
lui-même.
L’assuré a plaidé coupable du crime de tentative
de fraude de moins de 5 000 $ et s’est vu imposer
une amende de 750 $. Il doit également répondre à Revenu
Canada des faux renseignements qu’il a indiqués sur
ses déclarations de revenus.
Cas n° 3 — « Une histoire de
famille »
Une femme au volant du véhicule de son beau-frère
a déclaré qu’elle faisait marche arrière
pour le sortir du garage lorsque son pied a glissé de la
pédale de frein à la pédale d’accélération.
Le véhicule est entré en collision avec un poteau.
Lorsqu’elle a soumis une demande d’indemnisation,
les dommages étendus ont soulevé des soupçons.
Une enquête a révélé que les dommages
avaient été causés intentionnellement et que
l’accident avait été mis en scène. On
a également établi que le beau-frère de l’assurée
avait fait déclarer pertes totales trois autres véhicules
de la même manière.
La femme été condamnée à une amende
de 3 000 $ et à 18 mois de probation sous surveillance
pour le crime de fraude de plus de 5 000 $.
Cas
n° 4 — « Une transaction commerciale
louche »
Une femme de Steinbach a soumis une
demande d’indemnisation
pour le vol de son VTT Honda 2003. Elle prétendait que le
VTT avait été volé sur sa propriété.
Lorsque
le véhicule n’a pas été retrouvé,
la Société d’assurance publique a réglé la
demande. À l’époque, l’expert en sinistres
de la Société a été informé que
la femme n’avait pas loué un VTT de rechange.
Toutefois,
deux jours plus tard, l’expert en sinistres a
reçu une facture de location de VTT de 986 $ d’un
concessionnaire local. Lorsque la femme a confirmé encore
une fois qu’elle n’avait pas loué un VTT, l’expert
en sinistres a communiqué avec la Section des enquêtes
spéciales de la Société d’assurance
publique.
L’enquête a révélé ceci :
bien que la victime du vol ait demandé au concessionnaire
des renseignements sur un véhicule de location, le concessionnaire
lui a dit qu’il n’avait aucun VTT en stock, mais qu’il
facturerait la location inexistante à la Société d’assurance
publique et porterait le montant au crédit de la femme pour
son prochain achat.
Le concessionnaire a plaidé coupable du crime d’allégations
mensongères et s’est vu imposer une amende.
Cas
n° 5 — « L’heure dit
tout »
L’assuré a déclaré qu’il avait été en
cause dans un accident vers 14 h 30, soit 7 minutes
après avoir renouvelé son permis de conduire à un
endroit situé à plusieurs kilomètres du lieu
de l’accident.
Il va sans dire que cela a soulevé des soupçons.
Malheureusement pour l’assuré, l’autre véhicule
en cause dans l’accident était un camion à ordures
de la Ville de Winnipeg et le conducteur a déclaré que
l’accident avait eu lieu à 13 h 15, avant
le moment du renouvellement du permis de l’assuré.
Il a aussi indiqué que son camion était au même
endroit à environ la même heure tous les jours.
L’assuré a été condamné à une
amende de 450 $ pour le crime de fausse déclaration.
De plus, il n’a bénéficié d’aucun
règlement de sa demande d’indemnisation
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Brian Smiley
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