Le
6 février 2003
Une
dénonciation anonyme se traduit
par une condamnation
La
demande d’indemnisation a été
réglée et le dossier a été
fermé en 1998. Mais grâce
à une dénonciation anonyme
transmise à la Société
d’assurance publique du Manitoba,
un Winnipégois de 48 ans fait face
à une condamnation criminelle et
à une dette de 18 000 $ envers
la Société d’assurance
publique.
En
effet, Hardam Dhillion de Winnipeg a inscrit
hier un plaidoyer de culpabilité
à la cour provinciale et a avoué
avoir fait une fausse déclaration
au sujet d’une demande d’indemnisation.
Le
tribunal lui a imposé une amende
de 1 200 $ et il a dû souscrire
un billet à ordre de 18 000 $ en
faveur de la Société.
LES
FAITS :
Le
11 août 1998, M. Dhillion a soumis
une demande d’indemnisation à
la Société d’assurance
publique. Il a déclaré que
son véhicule avait été
gravement endommagé après
une collision avec un autre véhicule,
puis avec un garage.
Il
a déclaré à l’expert
en sinistres que sa conjointe était
au volant du véhicule et qu’elle
en avait perdu la maîtrise pendant
que le véhicule était en
marche arrière. Le véhicule
a frappé fortement un autre véhicule
qui, à son tour, a frappé
et blessé trois piétons.
Le
véhicule est ensuite passé
en marche avant pour entrer en collision
avec un garage et subir des dommages importants.
Le véhicule a été
déclaré perte totale et
la Société d’assurance
publique a versé un montant total
de 18 000 $ à M. Dhillion pour
l’indemniser.
Plus
de 2 ans plus tard, grâce à
une dénonciation anonyme transmise
à la Société d’assurance
publique, le dossier a été
rouvert et confié à la Section
des enquêtes spéciales. L’enquête
a révélé que la conjointe
ne pouvait pas être au volant du
véhicule, comme le prétendait
M. Dhillion, parce que son dossier d’emploi
confirmait qu’elle était
au travail au moment de la collision.
Peu
de temps après la fin de l’enquête,
M. Dhillion a été accusé
d’avoir fait une fausse déclaration.
Comme
l’a déclaré Randy
Bell, directeur de la Section des enquêtes
spéciales (SES), « les Manitobains
honnêtes ne devraient pas être
financièrement responsables des
actes frauduleux de quelques personnes.
Notre responsabilité à l’égard
de nos titulaires de police exige que
nous les protégions contre les
coûts afférents aux actes
frauduleux. »
L’an
dernier, les 17 enquêteurs spécialement
formés de la SES ont ouvert 2 454
dossiers. Mise en place en 1998, la ligne
Info-Crime de la Société
d’assurance publique reçoit
en moyenne environ 60 appels de dénonciation
par mois. Ces appels ont permis à
la SES de mener 485 enquêtes et
aux assurés d’économiser
un montant de 209 354 $.
Les
numéros de la ligne Info-Crime
sont les suivants : 985-8477 (à
Winnipeg) et 1 877 985-8477 (appels sans
frais).
Relations
avec les
médias:
985-7300
ou 1 888 554-9549 (appels sans frais)
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2003
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du Manitoba
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